À la découverte des villages Orange en Côte d’Ivoire

Aujourd’hui déployé dans une dizaine de pays africains, le programme Villages Orange est né en Côte d’Ivoire en 2012, à l’initiative de la fondation Orange locale. Si plus d’une centaine de villages postulent, 3 à 5 d’entre eux bénéficient chaque année de la construction : d’une école, d’un point d’eau et d’un centre de santé.

On compte déjà 15 villages Orange en Côte d’Ivoire. AQWA a eu la chance de sillonner le pays et d’en visiter 9 lors de sa mission terrain du 16 au 22 septembre.

Notre itinéraire

Vendredi 15 septembre, 19h : l’heure du tirage au sort a sonné pour l’équipe AQWA. Nous nous diviserons en 2 afin de pouvoir visiter les 9 villages retenus, et le destin décidera pour chacune d’entre nous du nom de sa co-équipière et de l’itinéraire. L’équipe 1, fièrement composée de Pauline et Nathalie, visitera M’Brago, Ahokoi, Koitienkro, Kamélé, Gbanbgo-N’Dakro, tandis que le tandem de choc Mathilde-Manon se rendra à Nakara, N’ZipkliSessekro, M’Lankouassikro, et Bodouasso.

Des paysages verdoyants

La beauté des paysages était la première belle découverte de ce voyage à l’intérieur du pays. Les baobabs trônent en seigneurs aux côtés des palmiers, et les pistes en terre rouge ajoutent leur piment au milieu de cette végétation luxuriante.

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Les conditions de vie des villageois

Cacao, café, manioc, cajou, riz, etc. : l’agriculture est riche et plutôt diversifiée dans ces régions. Représentant 34% de la production mondiale, la Côte d’Ivoire est le 1er pays exportateur de cacao. Paradoxe : le chocolat reste pourtant hors de portée pour la grande majorité des ivoiriens, la matière brute étant généralement transformée à l’étranger !

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À Ahokoi, de nombreux foyers font sécher des fèves de cacao pour les vendre ensuite et générer ainsi un petit revenu supplémentaire

Si presque tous les villageois travaillent dans l’agriculture, leur niveau de vie varie sensiblement en fonction des villages. La consommation de viande en est par exemple révélatrice : assez fréquente dans certaines régions, elle est limitée aux jours de fête dans la plupart des villages.

Les infrastructures Orange : une nécessaire collaboration avec l’Etat 

La fondation Orange a pris en charge la construction ou réhabilitation d’une école, d’un centre de santé et d’un point d’eau dans chacun des villages, évitant à leurs habitants de parcourir souvent plusieurs kilomètres pour se rendre dans une commune voisine.

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La fondation mène ce projet en partenariat avec les ministères publics en charge des questions d’éducation, de santé, d’infrastructures. Une fois construites, les infrastructures deviennent publiques : pour assurer leur fonctionnement, c’est donc l’Etat ivoirien qui est en charge d’envoyer un directeur d’école, des enseignants et un infirmier (généralement unique professionnel du centre de santé, parfois accompagné d’aides-soignants en formation).

Les bâtiments en tant que tels, et notamment l’école, nous ont semblé jouent un rôle symbolique fort : une belle école fait la fierté des habitants, elle leur donne envie de croire en un avenir meilleur pour leurs enfants.

Malgré quelques difficultés, tel que l’entretien de la pompe à eau, ce projet est salué par les villageois qui, reconnaissants, attendent encore davantage d’Orange et ont bien sûr profité de notre venue pour nous faire part de leurs recommandations !

 

Un accueil inoubliable

Nous avons été touchées par l’incroyable sens de l’hospitalité des villageois, qui nous attendaient depuis plusieurs semaines. Rien n’était laissé au hasard, un des villages avait même préparé une danse pour nous accueillir !

La bienvenue au village de Kamele

La venue d’étrangers fait l’objet d’une cérémonie bien orchestrée visant à honorer les invités de passage. Ainsi, à notre arrivée dans chaque village, nous allions saluer le chef de village, souvent entouré de « notables », personnes influentes qui le soutiennent dans l’exercice du pouvoir. Le chef demande alors « les nouvelles » ; il s’adresse traditionnellement aux hommes visiteurs, mais nous n’étions que des filles, et avons donc eu l’opportunité de discuter directement avec eux ! Nos échanges avec le chef du village se faisaient rarement en aparté : notre présence attirait tous les curieux, qui rentraient progressivement des champs pour assister à la scène et se joindre à nous.

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Chef du village de N’Zikplisessekro

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« Je pensais mettre ma tenue traditionnelle pour la photo, mais je vais rester comme ça, en tenue de champs, pour montrer aux blancs la réalité de nos conditions de vie » nous a confié le chef du village de Bodouasso (à droite de Mathilde).

 

Il n’est pas rare en Afrique de l’Ouest de recevoir, de la part du chef de village, un coq ou un cabri en signe de respect. Nous n’y avons pas échappé !

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Voici Coqueluche et Coquelicot, 2 coqs généreusement offerts par le village de Bodouasso à l’équipe 2 !

 

L’équipe 1 s’est quant à elle vue offrir de la part du village de Kamele un cabri et de l’igname, embarqués à l’arrière du pick-up jusqu’à la prochaine ville

Encore un grand merci à tous les villageois pour leur chaleureux accueil, nous gardons un excellent souvenir de notre visite dans les villages et souhaitons une belle continuation au programme Villages Orange de la fondation !

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